AUGUST 20th APPEAL in ALEG: Will Biram and Brahim be Released?

August 20th, 2015 is the date set for the appeal of Biram Dah Abeid and Brahim Bilal Ramdhane. Both men were sentenced in January to two years in prison because of their peaceful anti-slavery advocacy.

The appeal will be heard in Aleg, Mauritania. However, the law in Mauritania states that the appeal should be held in Nouakchott, the nation’s capital. Aleg is a remote town. Holding the appeal there removes Biram and Brahim from their families, from their friends, from their lawyers and from the broader interested public. If the appeal were held in Nouakchott, as the law stipulates, the national and international community would be able to attend the hearing. Held in Aleg, the appeal will be isolated from the people concerned most directly and isolated from the national and international media.

The political authorities are acutely aware of the impact of scheduling the appeal in Aleg rather than in Nouakchott. Removal of the appeal to Aleg is coherent with the other politicized dimensions of the arrest, imprisonment and sentencing of these men. Recall, this government acted with alacrity in prosecuting Abeid and Ramdhane while known owners of slaves routinely escape prosecution.

Biram dah Abeid and Brahim Bilal Ramdhane have therefore resolved not to appear at the appeal. We will see on August 20th how the court responds to this refusal to participate in a politicized appeal.

Below is the Mauritanian defense lawyers’ collective declaration regarding the refusal of their clients to appear at the appeal in Aleg.

Il nous a été donné d’apprendre que la Cour d’appel d’Aleg , tiendra le jeudi, 20 aout 2015, une audience correctionnelle, qu’elle consacrera à l’examen du dossier 285/RP/2014 , dans lequel sont impliqués le président de l’Association IRA son Président , Biram Ould Dah Oud Abeid , son vice président Brahim Ould Bilal Ould Ramdane , et leurs compagnons d’infortune .
A cette occasion, le Collectif d’avocat ayant pris en charge la défense des prévenus, tient à rappeler à l’opinion publique nationale et internationale que ses mandants ont déjà décidé de ne pas comparaitre devant cette juridiction, qui n’est point leur juge naturel, seul pouvant, au regard des conventions internationales et traités, connaitre de leur dossier et d’y dire le droit et la justice.

Les observateurs judiciaires avertis et tous ceux qui suivent le déroulement de cette instance n’ont plus le moindre de doute par rapport au caractère politique de ce procès , notamment depuis le bannissement extrajudiciaire des prévenus de maison d’arrêt de Rosso à la prison d’Aleg,
A été sans lendemains, la tentative visant à couvrir après coup d’un semblant de légalité ce bannissement par une décision de la Cour Suprême soustrayant le dossier des mains de la Cour d’appel à celle d’Aleg, sans aucun moyen de droit.
Nos clients se disent convaincus que l’organisation par le Pouvoir de ce procès, dans des circonstances de lieu et de temps particulièrement défavorables, vise en fait à empêcher l’opinion publique nationale et mondiale – qui est leur principal soutien -, d’assister à cette audience.
Aussi , agissant en totale conformité avec les principes qui fondent la noble profession d’avocat, répondant aux instructions de leurs clients , soucieux du respect des procédures garantissant à tout détenu un procès juste et équitable, loin de l’empreinte politique qui a marqué à ce jour le traitement judiciaire de ce dossier , les avocats, membres du collectif de défense des prévenus , décident de ne pas prendre part, en l’état , à cette audience.

 

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